Les Polypiers sont fixés aux corps solides. Quelquefois ils s’attachent les uns aux autres, se greffent dans tous les sens ou s’enlacent dans toutes les directions.
Il y en a de blanchâtres, de tout à fait blancs, de jaunâtres, de vert-pomme. Leurs nuances passent du brun olivâtre au bleu foncé, du vermillon au violet, et du jaune pâle au gris de perle.
Chaque tuyau ou cellule contient un individu. Les loges sont plus ou moins profondes, suivant les espèces. Les animalcules sont composés généralement d’une partie cachée plus ou moins tubuleuse, et d’une partie étoilée plus ou moins apparente. Cette dernière présente de huit à douze barbillons lisses ou granuleux, susceptibles de s’épanouir comme les pétales d’une fleur. Quand ces appendices sont étalés, ils atteignent souvent le double de la hauteur du corps; ils sont alors presque transparents, excepté vers l’extrémité.
Les Polypes étendent ou resserrent leurs barbillons, dilatent ou contractent leur bouche, suivant les besoins; mais leur tube digestif est soudé à leur cellule, et les axes qui portent les cellules sont condamnés à l’immobilité. Singulière combinaison! des arbustes moitié animés et croissant au fond de l’eau; des animalcules moitié emprisonnés et rivés à leur prison; des estomacs dans une écorce, des bras sur une branche, et le mouvement sur le repos!
Les animalcules des Polypiers se reproduisent par de petites larves vomies par l’animal et par des bourgeons développés dans leur écorce.
POLYPES ÉPANOUIS SORTIS DE LEUR LOGE
(Sertularia pumila Linné).
Dans les Polypiers Hydraires, les œufs sont souvent contenus dans des capsules cornées spéciales, qui se brisent lors de la maturation. Leurs formes sont très-variées, suivant les espèces.
Qu’on imagine un ellipsoïde transparent comme du cristal, dont les parois sont décorées de rampes à créneaux disposées en spirale, interrompues à chaque tour, et laissant voir par transparence cinq ou six œufs ronds, d’un jaune safrané, et l’on aura la capsule ovigère d’un Polypier Bryozoaire, la Plumulaire plume.