Dans d’autres localités, on se sert de bâtons garnis d’étoupes, que l’on traîne au fond de la mer avec un boulet. Derrière se trouve un filet à larges mailles, où tombe le Corail à mesure qu’il est détaché.

Le Corail ainsi obtenu est toujours mêlé à d’autres Polypiers, à divers animaux, et même à des plantes marines.

Anciennement, on pêchait ce Zoophyte avec de grandes cloches dans lesquelles un homme était placé. Par ce moyen, on obtenait le Corail pur et non brisé.

En 1857, M. Focillon a fait ressortir la possibilité d’employer le bateau plongeur de MM. Lamiral et Payerne pour la récolte du Corail, et les avantages qu’offrirait l’application de cet appareil.

Dans certains pays, les pêcheurs plongent à des profondeurs plus ou moins considérables, et récoltent le Corail à la main.

Malgré les efforts du gouvernement français, et malgré les bénéfices de l’industrie coraillère, nos pêcheries dans le détroit de Bonifacio et sur le littoral africain ne sont guère fréquentées que par des marins étrangers.

En 1852, les corailleurs qui exploitèrent le détroit de Bonifacio étaient tous des Italiens. Le produit de la campagne ne donna qu’une quarantaine de mille francs.

En 1853, sur 211 bateaux pêcheurs qui se rendirent sur les côtes d’Afrique, il n’y en avait que 19 français; la plupart étaient napolitains. La même chose a lieu presque tous les ans.

D’après les documents publiés par le ministère de la guerre, les côtes de Bone et de la Calle ont fourni, en 1853, 35 800 kilogrammes de Corail, lesquels, vendus en majeure partie aux fabricants de Naples, à raison de 60 francs le kilogramme, ont représenté une valeur brute de 2 148 000 francs. Beaucoup de bateaux, la plupart napolitains, dont les frais ne dépassaient pas au maximum 8000 francs, ont emporté 4 à 500 kilogrammes de Corail, et ont eu par conséquent un bénéfice de 16 à 22 000 francs.

Sur la côte ouest, la pêche a été exploitée, la même année, par des corailleurs espagnols, qui avaient pris leurs patentes dans les ports de Mers-el-Kébir, Tenez et Arzew. Chaque embarcation a recueilli en moyenne de 350 à 400 kilogrammes de Corail.