Si vous croyez que je vais dire

Qui j’ose aimer…

Au milieu du silence de la nuit, les paroles arrivaient, distinctes.

De sa voix richement timbrée, la jeune fille chanta les trois couplets, d’une si fine sensibilité. Après qu’elle eut laissé tomber lentement les dernières paroles :

Et je veux mourir pour ma mie

Sans la nommer…

Hervé de Kéravan poussa un profond soupir.

Jacques lui dit :

— Ma sœur a une belle voix. Diane est en veine, ce soir ; il y a longtemps qu’elle n’avait chanté comme cela.

Hervé ne répondit pas.