Du reste, il allait être obligé de retourner en Bretagne, où il irait ramener son cheval, et il profiterait de cette circonstance pour jeter sur son domaine le coup d’œil du propriétaire.
— Lieutenant, s’écria Jacques de Trivières, désolé, vous n’allez pas partir comme cela, sans nous donner encore un jour ! Faisons demain la grande promenade dont nous avions parlé, dans la vallée de Chevreuse. Ma sœur et moi ne la connaissons pas et nous aurons bien plus de plaisir à y aller avec vous.
Hervé hésitait.
Il attendait un mot de la jeune fille avant d’accepter.
— Je désire beaucoup, dit Diane, connaître cet endroit que vous dites si joli. S’il fait beau demain, voulez-vous pour la dernière fois nous servir de guide ?
Il s’inclina.
— Je serai trop heureux, mademoiselle, de vous satisfaire. Mais vous ne pouvez entreprendre une excursion aussi longue en un seul jour. Si vous voulez bien me confier vos chevaux avec votre jeune domestique, je les conduirai à Versailles où ils passeront la nuit, et vous les y trouverez demain. Nous pourrons prendre un train de bonne heure pour Versailles, cela raccourcira de beaucoup la distance.
— C’est une excellente idée, approuva Jacques, demain soir, nous dînerons aux Réservoirs et nous pourrons prendre encore le chemin de fer pour rentrer… Qu’en pensez-vous ?
Firmin ramènera nos chevaux après-demain.
— Mais, objecta Diane en regardant l’officier, cela vous privera d’une des soirées que vous vouliez réserver à madame votre grand’mère.