— Moi non plus, maman, je vous assure.

Je croyais écrire à Hubert ; vous-même m’aviez donné l’adresse.

— C’est vrai ! C’est ton original de tuteur qui est cause de tout avec ses idées romanesques. Il a bien réussi ! Et nous voilà bien avancées ! Tu n’épouseras pas son neveu, dont tu ne voudrais pas… et tu n’épouseras pas davantage ce monsieur qui ne veut plus de toi…

Te refuser, toi, ma fille ! Cela, c’est trop fort. Ce petit lieutenant a bien de l’audace !

— Mais, maman, vous lui reprochiez tout à l’heure d’oser prétendre à ma main et vous lui reprochez maintenant de se retirer !

— Tiens ! ne parlons plus de tout cela ! Je me suis déjà mise en colère avec ton tuteur. Oh ! je ne lui ai pas caché ma façon de penser. C’est assez pour un jour. Allons dîner.

Que dirais-tu d’un petit voyage à Vauclair ? Nous serons bientôt à Pâques.

— Oh ! oui, oui. Allons-nous-en, partons d’ici… Et à Vauclair plus qu’ailleurs.

J’y retrouverai mes malades, mes occupations. Cela m’empêchera de trop penser, de trop me souvenir…

Et elle ajouta en elle-même :