— Je voulais dire à mademoiselle que c’est un ouvrage bien délicat pour moi. J’ai pensé que si mademoiselle permettait, je pourrais le donner à faire à la lingère.
— Quelle lingère ?
— Une petite ouvrière qui travaille à la maison depuis l’année dernière. Mademoiselle n’a pas dû la voir ; elle vient deux fois par semaine aider aux raccommodages et elle est adroite comme une fée.
— Eh bien ! donnez-le-lui. Que ce soit vous ou une autre, cela m’est indifférent. Arrangez-vous.
— Il faudra sans doute essayer. Si mademoiselle permettait que cette fille travaille dans le cabinet de toilette, cela éviterait de transporter le peignoir de la lingerie ici. Ces dentelles blanches, c’est si délicat !
La jeune fille réfléchit une seconde.
— Eh bien ! oui. Quand j’aurai fini ma toilette, dites-lui qu’elle pourra descendre dans mon cabinet.
— Oh ! elle ne gênera pas beaucoup mademoiselle. C’est une fille si tranquille, si réservée, elle ne fait pas plus de bruit qu’une souris, et pour l’honnêteté, mademoiselle peut être tranquille.
— Cela suffit, dit Diane que ce bavardage ennuyait, le bain est-il prêt ?
Trois quarts d’heure plus tard, Mlle de Trivières s’asseyait devant le petit bureau de sa chambre.