Il vit Hubert, assis sur son lit, qui le regardait.

— Tu es rentré tard !… fit-il en bâillant, que dit-elle, ta princesse ?

— Que tout va bien. Mais, dis… mon vieux, parlons d’autre chose ; cela ne te contrarie pas de me céder cette lettre que tu as reçue ce soir ?

— Qu’est-ce que tu veux que ça me fasse ? Toi ou un autre ? Est-ce que je la connais, cette Blanche Perrin ?

— Rose… Rose Perrin !

— Rose ou Blanche, je m’en moque ! Écris-lui donc, on verra qui c’est.

— Ce qui m’ennuie, c’est que sa première phrase indique bien que c’est à toi qu’elle s’adresse, et il est fort possible que, voyant que tu ne lui réponds pas, toi, Louvigny… elle ne réponde pas non plus…

— Eh bien ! c’est très facile : signe de mon nom !

— Oh ! quelle idée, mon cher ; cela ne se fait pas !

— Mon pauvre Hervé, tu ne seras jamais de ton temps !… Quand je te regarde, je cherche toujours où tu as posé ton armure. Sois jeune, que diable ! Penses-tu que ces choses-là ont une grande importance ?… Une personne qu’on ne connaît pas !… Que tu ne verras sans doute jamais. C’est dit ! Tu vas lui écrire, tout de suite !… Et si tu crains qu’elle ne réponde pas, signe carrément de mon nom ! A cette distance, elle n’y verra que du feu ! Tu sais… pour les dangers que tu lui feras courir… Ah ! mon vieux, tu ne t’emballes pas, toi ! non…