« Vraiment, reconnaissez que je ne suis point trop exigeant ?

« C’est entendu, n’est-ce pas ? Vous dites oui ?

« Ceci établi, je vous remercie du livre que j’ai reçu.

« Je le connaissais, mais je l’ai relu avec grand plaisir.

« Les belles choses ne vieillissent point et on ne s’en lasse jamais. Merci encore.

« J’ai relu plus de dix fois votre dernière lettre et l’impression qui m’en est restée est celle-ci :

« Vous la trouverez bizarre. C’est qu’il me semble être en présence de deux Rose, l’une très sérieuse, réfléchie, je dirai même raisonneuse, d’une intelligence subtile, avec une certaine amertume de ton qui indiquerait un cœur déjà déçu…

« L’autre Rose, petite âme toute droite, bonne, la nature même, avec un charme de simplicité naïve, qui sollicite l’affection…

« Balançant de l’une à l’autre, également séduit et attiré, je ne saurais prononcer à laquelle va le plus volontiers ma pensée…

« Une seule chose m’étonne et me déconcerte dans le portrait que vous tracez de vous-même :