— Allez, Rose.

Mlle de Trivières jeta un dernier coup d’œil à la glace, pour voir si sa nouvelle amazone lui allait bien ; elle prit sur son bureau sa cravache et ses gants et descendit.

Il était à peine dix heures, elle avait déjà terminé sa tournée charitable.

Par cette matinée d’avril ensoleillée, le Bois serait d’une fraîcheur délicieuse.

Elle traversait le jardin pour se rendre aux écuries, lorsqu’elle rencontra Rose Perrin qui rentrait.

— Eh bien, vous avez rendu ce vêtement ?

— Oui, mademoiselle. Je l’ai donné à la Bretonne. C’est à son maître, un officier qui vient d’arriver en convalescence.

Diane passa et se dirigea vers la cour à droite. Le vieux Pascal, prêt à l’accompagner, finissait de vérifier les attaches de sa selle.

Diane caressa du plat de sa main l’encolure de la vieille jument que la réquisition lui avait laissée, puis jetant par hasard un regard du côté des stalles, elle fut surprise d’y voir un beau cheval bai-brun qu’elle ne connaissait point.

— Quel est ce cheval ? dit-elle, étonnée.