» Fut-ce erreur de calcul de la part des ingénieurs qui ne prévirent pas l'énorme quantité de pièces nécessaire à la construction d'une tour de trois cents mètres?

» N'y eut-il point cambriolage dans les chantiers où les dites pièces se trouvaient réunies en attendant l'heure de l'édification?

» Je ne sais pas, mais ce que je puis garantir, c'est que, en cours de construction on s'aperçut bientôt qu'on n'aurait jamais assez de matériaux pour aller jusqu'au bout.

» Que faire? Il était trop tard pour se mettre à confectionner tant de métallurgie:

»—Ma foi, tant pis, dit M. Eiffel, remplaçons provisoirement les croisillons de fer par de bonnes lattes en excellent sapin.

» Malheureusement, en France, a dit si bien le jeune et intelligent Paul Leroy-Beaulieu, c'est le provisoire qui dure le plus, et aujourd'hui, à l'heure où je griffonne ces lignes (10 h. 20), la Tour Eiffel est toujours en bois, et en quel bois, grand Dieu, en bois pourri, en bois vermoulu, en bois qui va s'effondrer un de ces quatre matins.»

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Lecteur, s'il t'arrive un malheur, tu ne diras pas qu'on ne t'a pas prévenu!

L'EDEN-BOAT

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