«Je suis le divin Jésus... tout le monde te repousse, moi je viens à toi... tu auras aussi ton arbre de Noël, regarde!»
«De la main, l'Enfant-Jésus lui montre alors le ciel dans lequel brille un gigantesque arbre de Noël tout scintillant d'étoiles.
«L'enfant, dont l'âme est inondée de joie et de paix, se sent soulevé lentement, doucement par mille petits anges qui se détachent de l'arbre merveilleux.
«.....Il est retourné dans sa vraie patrie, et là il oublie toutes les souffrances d'ici-bas!»
Il faut lire cette ravissante poésie dans le texte allemand pour en savourer toute la suavité.
Après avoir célébré tous les charmes de l'arbre de Noël, parlons de la coutume si française du soulier ou du sabot de Noël, mis dans l'âtre pendant la Messe de minuit, pour le plus grand bonheur de nos naïfs enfants.
II. LE SOULIER DE NOËL
L'heure de la veillée est déjà avancée; les plus petits enfants consentent à assister à la Messe de minuit dans la chapelle blanche, c'est-à-dire à dormir sous leurs blancs rideaux, pendant que leurs parents iront à l'église. Mais auparavant, tout émus, ils déposent, avec grand soin, leur soulier au pied des chenets de fonte. Pendant leur sommeil, ils rêvent de sucre de pomme, de polichinelles, de bonbons et de jouets de toutes sortes...
Maman attend que bébé soit bien endormi; puis, elle s'avance discrètement et remplit l'escarpin mignon, largement ouvert, des objets qu'elle sait que son cher petit désire le plus,—elle le lui a fait dire tant de fois!...
Le lendemain, dès son réveil, l'enfant accourt, pieds nus, le cour battant, l'oeil encore gros de sommeil et déjà brillant de plaisir, pour contempler les trésors, objets de toutes ses espérances.