Note 73:[ (retour) ] D'après certaines traditions, Pane qui porta Notre-Seigneur serait venu mourir dans cette ville.

D'après Du Cange[74] qui reproduit l'ancien Ordinaire de la cathédrale de Rouen, on faisait dans cette église l'Office des Pasteurs pendant la nuit de Noël. Les chanoines habillés en bergers et les enfants de choeur en anges, venaient après le Te Deum des Matines adorer Jésus-Christ dans la Crèche, derrière l'autel.

Note 74:[ (retour) ] Glossarium ad scriptores mediae et infimae latinitatis, Parisiis, 1733. Art. Festum asinorum, tome 3, coll. 424-427.

Après Tierce, se faisait la procession des ânes.

Le cortège suivait le cloître et la grande nef. Les chanoines y figuraient habillés en prophètes.

On y voyait Isaïe, Zacharie, Jean-Baptiste; Balaam même y était avec son ânesse (ce qui fit donner le nom de procession des ânes), Nabuchodonosor: les trois enfants dans la fournaise y paraissaient aussi bien que Virgile et la Sybille. A la Messe, on ne manquait pas de chanter la Prose de l'âne[75].

Note 75:[ (retour) ] Farin, Histoire de Rouen, tome I, 3e partie, au chap. des Processions générales.

M. Nicolay, traduisant à peu près littéralement le Glossarium de Du Cange, nous décrit admirablement toute cette Pastorale[76].

Note 76:[ (retour) ] Nicolay, loc. cit.

Au milieu de la nef de la cathédrale, on dressait une sorte de bûcher composé de linges et d'étoupes, et, après avoir chanté Tierce (processio ordinetur post Tertiam), le clergé faisait processionnellement le tour du cloître, puis venait s'arrêter au centre de l'église, entre deux groupes représentant, l'un les Juifs, l'autre les Gentils; au bout de l'édifice étaient massés de nombreux personnages destinés à jouer le rôle des prophètes dans l'Ancien Testament.