DOUCHMANTA.
Mais vous-mêmes, charmantes filles, vous devez être fatiguées par toutes vos attentions pour moi: serais-je assez heureux pour que vous vous asseyiez un moment à mes côtés?
PREYAMVADA, bas à Sacountala.
Vois, ma Sacountala, nous ne pourrions honnêtement nous refuser au désir de notre hôte; viens donc, prenons place près de lui.
(Toutes s'asseyent près du roi.)
Depuis que mes yeux se sont portés sur cet étranger, j'éprouve une émotion tout à fait contraire au calme parfait que devrait seule inspirer cette sainte retraite!
DOUCHMANTA, les regardant avec le plus tendre intérêt.
Charmantes filles, combien cette douce intimité qui règne entre vous s'accorde admirablement avec votre jeunesse et vos grâces!
PREYAMVADA, bas à Anousouya.
Ma chère, quel peut donc être cet étranger qui, tant par ses traits profondément empreints d'une majesté calme, que par ses discours où règne la politesse la plus aimable, se montre digne d'occuper le plus haut rang?