Voici donc ce que moi, ignorant, j'écrivais de hasard sur cette littérature en pierre qui parle à nos yeux du haut du Parthénon.

L'aspect de ces lignes harmonieuses dans le ciel d'Athènes, dont les profils et les contours forment ce qu'on appelle le beau dans l'architecture,—l'architecture, m'écriai-je, n'est qu'une géométrie animée: cette géométrie chante comme un poëme; ces lignes sont leur poésie; la symétrie est l'équilibre des lignes. Ces lignes sont la métaphysique des édifices humains, nombres, géométrie, symétrie, décorations, tout cela construit en plus ou moins grande proportion, selon le génie de l'artiste, ce beau qui est l'idéal des yeux comme la musique est l'idéal de l'oreille, comme l'éloquence est l'idéal de la logique, comme la poésie est l'idéal de l'imagination et du sentiment.

Tout cela est donc encore de la littérature, et, en commentant le Parthénon de Périclès et Phidias, je suis encore dans mon sujet.

(La suite au prochain Entretien.)

Lamartine.

LXXVIIe ENTRETIEN.

PHIDIAS,
PAR LOUIS DE RONCHAUD.

DEUXIÈME PARTIE.

I.

Qu'ai-je dit, en effet, en commençant ce cours littéraire d'une nouvelle espèce?