«Alors, continue M. de Marcellus, le vieillard Manos, aux cheveux blancs et à la longue barbe, vêtu de cette robe orientale qui fait partie du costume grec à Constantinople, se redresse sur le divan où nous restons accoudés.»

Lamartine.

(La suite, au mois prochain.)

LXXXe ENTRETIEN.

ŒUVRES DIVERSES DE M. DE MARCELLUS

(TROISIÈME PARTIE)
ET
ADOLPHE DUMAS.

I.

«Bientôt l'aurore qui s'avance sur son char magnifique a réveillé Nausicaé aux superbes voiles. Elle s'étonne de ce songe et se hâte de traverser ses appartements pour le dire à ses parents, son père chéri et sa mère. Elle les trouve chez eux: l'une est assise auprès du foyer avec les femmes qui la servent, filant sur sa quenouille une laine teinte de la pourpre des mers; elle rencontre l'autre comme il sortait pour se rendre avec ses chefs illustres au conseil où les nobles Phéaciens l'appelaient; elle s'arrête tout près de son père bien-aimé, et lui dit:

«Père chéri, n'allez-vous pas me préparer un char élevé, aux fortes roues, afin que je porte vers le fleuve, pour les laver, les précieux vêtements que j'ai là tout malpropres? Quand vous allez parmi vos chefs faire entendre vos conseils, il vous sied à vous-même d'avoir des habits sans tache; vous avez dans vos palais cinq fils mariés, et trois dans la fleur de la jeunesse. Ceux-ci veulent toujours, pour aller à la danse, des vêtements nouvellement blanchis; et c'est moi que tous ces soins regardent.»

«Elle dit, et évite ainsi de parler à son père bien-aimé du doux mariage, mais il a tout compris et lui répond: