Les deux amis se rendirent chez un autre voisin, qui vivait seul à la campagne avec une fille nommée Viéra.
Le ridicule de ce solitaire est un peu chargé, mais la charge finit par devenir pathétique.
—Il n'était pas nécessaire que je fusse étonné.
—Je sais ce qu'il vous faut. Je le sais à présent.
—Je vous assure que j'ai été très-content de connaître Sophie Cirilovna.
—J'en suis charmé. Mais elle ne vous convient pas.»
En arrivant à la maison de Boris, Pierre lui dit: «Nous n'en avons pas fini. Je ne vous rends pas votre parole.
—Je suis à votre disposition, répondit Boris.
—Très-bien.»
Une semaine entière s'écoula à peu près comme les autres, si ce n'est que Pierre disparaissait quelquefois pendant une grande partie de la journée. Un matin, il se présenta de nouveau chez son ami, dans ses vêtements d'apparat, et invita Boris à venir faire avec lui une autre visite.