«Le Mêçâlik êl Mêmâlik (routes des royaumes), et l'A'djaïb-al-Makhloùqât (merveilles de la création), nous apprennent qu'à la distance de 60 farsangs de Gâoù-Khâny, ce fleuve reparaît dans le Kermàn et va se jeter dans la mer Orientale (peut-être la mer des Indes). On dit que l'on fit autrefois un paquet de joncs facile à reconnaître, et qu'on le jeta dans l'eau à Gâoù-Khâny: il reparut dans le Kermàn. Cette petite expérience prouve que de Gâoù-Khâny, jusqu'au Kermàn, le sol est extrêmement escarpé et hérissé de montagnes, et surtout beaucoup plus élevé qu'à Gâoù-Khâny; de manière que l'eau passe sous la terre, plutôt que de se frayer un passage dessus. Du Kermàn à la mer Orientale, la distance est considérable, et toute cette étendue de pays est occupée par différents États. S'il en est ainsi, l'eau disparaît dans cette même étendue. C'est ce qu'on lit dans l'ouvrage intitulé: Ouâq'à Mérïy. Or, dans les années de sécheresse, où le pays de Gâoù-Khâny n'est pas arrosé, le passage ou l'expérience dont nous avons parlé ne peut pas avoir lieu.» Nozahat âl qoloùb, manuscrit persan de la Bibliothèque impériale, n. 127, pag. 286 et 287, et n. 139, pag. 747, 748. (L-s.)

[15]: Mohhmoùd Ker, Mahmoud le Sourd.

[16]: Djâny-Khân était général des qourtchy.

[17]: Vour: ce mot est turc; c'est l'impératif du verbe voùrmaq, et plus correctement, ôùrmaq, frapper, tuer, poignarder. (L-s.)

[18]: Anâ khânum: ces deux mots sont turcs. On a déjà remarqué que le turc était et est encore aujourd'hui plus usité que le persan à la cour de Perse. (L-s.)

[19]: Cherâbdjy bâchy, dont il a été parlé déjà plusieurs fois.

[20]: Lisez mâh-tâb, clair de lune. (L-s.)

[21]: Karvânseraï Massqoud a'ththâr. Ce dernier mot a'ththâr n'a aucun rapport avec l'huile, à moins qu'on n'entende l'huile essentielle, odoriférante. Il signifie un parfumeur, un droguiste, un fabricant et un marchand de a'ther, a'thr, ou o'thr, parfum en général; et, par excellence, l'essence de roses, qu'on désigne encore plus particulièrement par les mots a'thrgul. Voyez mes Recherches sur l'essence de roses, un petit volume in-12, imprimé en 1804, à l'Imprimerie impériale. (L-s.)

[22]: Châh A'bbâs consacra cinq cents toùmâns à l'embellissement de cette place, l'an du Pourceau, qui fait partie des années 1020 et 1021 de l'hégire (1611-12 de l'ère vulgaire). Voyez le Târykh à'âlem Arây fo 168 verso, du manuscrit de M. de Sacy, et f. 337 du manuscrit de la bibliothèque de l'Arsenal. (L-s.)

[23]: Les ssòfy sont un corps d'élite parmi les qourtchy. Voyez, t. V, p. 309. (L-s.)