[24]: Thâoùs khâunéh signifie la maison, la volière des paons. Peut-être Chardin a-t-il voulu écrire thà'at-kháunéh, ou thà'ât khauneh, mots qui ont, en effets la signification indiquée par notre voyageur. (L-s.)
[25]: Je doute fort de la justesse de la signification indiquée ici par Chardin, quoiqu'elle se retrouve encore dans sa Relation du couronnement de Soliman, cérémonie qui eut lieu dans cette même salle. Tàlâr désigne bien un grand salon à jour, soutenu sur des piliers, des poutres, ou des colonnes. Thaoùyléh, ou thavyléh, est un mot moghol adopté par les Persans, qui signifie, en effet, écuries.
[26]: Je suis intimement persuadé que Chardin répète ici la même erreur que j'ai déjà relevée, et confond la langue et l'écriture qofthes ou égyptiennes modernes avec l'écriture kufyque, dont les Arabes se servaient autrefois. (L-s.)
[27]: J'ai souvent occasion de citer dans mes notes la relation de ce voyageur exact et savant. (L-s.)
[28]: Tchehel sutoùn. On donne le même nom aux ruines de Persépolis. (L-s.)
[29]: Hharam, sanctuaire, lieu où il est défendu de pénétrer. Sérail est la corruption du mot turc et persan Séraï, grande maison, hôtel, palais. Le hharam ou hharem est dans le séraï. Il ne faut pas confondre ces deux mots. (L-s.)
[30]: Lisez i'marat ferdoûs, bâtiment, pavillon du paradis Dyvan ayynéh, et plus bas, i'marat dêryaï chah. Bâtiments, pavillons de la mer royale. Il y a, dans la description et la mesure des parterres et des étages, une incohérence que nous ne pouvons attribuer qu'à l'inexactitude de l'imprimeur ou à une distraction de l'auteur. La même faute se trouvant dans les deux formats de l'édition de 1711 et dans celle de 1735, nous ne pouvons la rectifier. (L-s.)
[31]: Cette allée, nommée Tchéhâr bâgh, les quatre Jardins, comme notre voyageur le dit lui-même, a été mesurée par Kaempfer, qui compta soixante-trois grands pas de large, seize cent vingt pas en deçà du pont, et deux mille deux cents au delà, lesquels, joints aux quatre cent quatre-vingt-dix pas du pont même, font une longueur de quatre mille trois cent dix pas. On nommait encore cette immense allée Thaq sebz, la Voûte verte. Amœn., p. 173. Elle fut plantée à Ispahan, et embellie d'un grand nombre d'édifices somptueux, par les ordres et sous l'inspection immédiate de Châh A'bbâs Ier, dans la onzième année de son règne, l'an 1006 de l'hégire (1597-8 de l'ère vulgaire). Les grands s'empressèrent d'imiter son exemple et de seconder ses vues: en peu de temps, on vit s'élever une infinité de palais, de mosquées, etc. Tarykh A'alem araì A'bbacy, fo 58 du manuscrit de M. Silvestre de Sacy, et fo 110 et suiv. de celui de l'Arsenal. (L-s.)
[32]: Kaempfer nomme ce pavillon khiloùét, chambre particulière, solitaire, et en donne la description, p. 185-187 de ses Amœnit. exoticæ. (L-s.)
[33]: Que Kaempfer nomme baghi goùch khauneh toùqdjy, jardin et volière des faucons (hors de la porte) de Toqdjy, mentionnée tome VII, p. 9 et suiv. Amœnitates exoticæ, p. 192. (L-s.)