«V'là l'vitrrier.»

Mais c'est odieux, disait-on à un homme,—vous avez des querelles avec vos amis,—des procès avec vos parents!—Et avec qui voulez-vous que j'aie des querelles et des procès, répondit-il;—les autres..., je ne les connais pas, ou je n'ai pas d'intérêts à démêler avec eux.

Voici le prince Napoléon Jérôme,—qui est venu apporter au parti bonapartiste une nouvelle cause de division.—Ce parti, de l'aveu d'un de ses membres les plus ardents, compte aujourd'hui trois sous-partis,—les rouhéristes, les jérômistes et les «épileptiques».

Il paraît que la guerre que le fils de Jérôme veut faire à son petit-cousin, ne sera pas difficile, ni bégueule sur le choix des armes et des moyens,—plusieurs journaux ont publié à ce sujet une pièce assez curieuse.

Un des procédés de propagande adoptés concurremment par les légitimistes et les bonapartistes,—a été l'émission de nombreuses photographies;—c'est sur les beautés de leurs candidats, sur le charme de leurs visages qu'ils semblent compter pour leur concilier les cœurs,

Yeux, col, sein, port, teint, taille, en eux tout est charmant,

—cela se comprendrait mieux si le suffrage, dit universel, n'excluait pas la moitié de la nation, c'est-à-dire les femmes, du droit de voter,—et, à vrai dire, je n'ai jamais pu trouver de raison suffisante de cette exclusion.

Le comte de Chambord, Henri V, disent les légitimistes, a un front, a des yeux, a une physionomie, a surtout une voix,—ah! quelle voix!

Le prince impérial, disent les bonapartistes, a la beauté de sa mère, et comme elle «le cou un peu long, portant gracieusement la tête en avant»;—malgré sa jeunesse, on voit déjà qu'il aura la poitrine large, etc.

Ah! il s'agit de portraits,—s'est dit le fils de Jérôme,—eh bien, je suis moi-même un portrait,—je suis le portrait vivant de l'empereur Napoléon Ier; les autres, ni le père, ni le fils, ne lui ressemblent en rien, et il y a pour cela une raison bien naturelle, c'est qu'ils ne sont pas de la famille.