En effet, Arthur, traînant le pas, vint dire à sa femme: «Si tu ne tiens pas à un veuvage prématuré, nous ne resterons pas tard; je suis très-souffrant.—Nous partirons après cette contredanse, que j'ai promise à M. de Fousseron,» reprit Clotilde.
Arthur s'éloigna.
ROBERT. Mais vous m'avez d'autant moins promis de contredanse, que je danse avec mademoiselle Reynold.
CLOTILDE. Et moi, avec son cousin; mais je vais arranger cela, parce que j'ai besoin de causer un peu avec vous.
Madame de Sommery fit un signe à Zoé, qui vint auprès d'elle, et elle lui dit: «Ton cousin est très-mécontent de toi, il veut te parler absolument; j'ai prié M. de Fousseron de lui céder sa contredanse, que tu peux alors donner à Charles. Va lui dire que je lui laisse également sa liberté.»
CLOTILDE. Eh bien, monsieur de Fousseron, je veux aller au bal de l'Opéra. Chargez-vous de m'avoir un domino, et conduisez-moi; je vous laisserai là parfaitement libre; seulement, quand je m'en irai, vous me conduirez à une voiture.
ROBERT. Il y a à cela un inconvénient: c'est que je ne veux pas paraître au bal de l'Opéra.
CLOTILDE. Pourquoi?
ROBERT. Parce que j'y trouverais des personnes que je ne veux pas rencontrer en même temps.
CLOTILDE. Vous mettrez un faux nez.