et il se trouve qu'un tyran régnait sur la France; venait-il d'en haut, venait-il d'en bas? Je l'ignore, les rêves sont parfois aussi incohérents, aussi invraisemblables que la vie.
Toujours est-il que celui-ci régnait,—qu'on lui obéissait...
Voici le discours qu'il avait prononcé le premier jour de sa prise de possession:
«Tas de coquins d'un côté, tas d'imbéciles et de jobards de l'autre.
»Trois fois vous avez fait semblant de vous mettre en république;—pour cette troisième fois, comme pour les deux autres, alliés et disciplinés pour l'attaque, pour les surprises, en y ajoutant l'assassinat, le vol et l'incendie...
»Vous vous séparez, vous vous quittez, vous vous «engueulez», vous vous menacez au moment de la curée.
»Puis, d'excès en excès, de sottises en sottises, d'abus en crimes, vous avez inspiré à tous les honnêtes gens la terreur, le dégoût et l'horreur de la République, dont vous vous dites les apôtres, et vous l'avez tuée pour la troisième fois.
»Tas de coquins, tas d'imbéciles et de jobards.
»La liberté!
»Ah! mes gaillards, c'est un nom que vous avez sottement donné au changement de despotisme.