Cet ouvrage est approuvé par un grand nombre de médecins de ce temps-là.

Marius y parle de la puissance de la pâquerette, «d'une si grande utilité dans la cure des blessures»; des vers de terre, si efficaces dans le traitement de la goutte. Il préconise les vertus des cloportes, de la chair des cerfs, des loups, des lièvres, des vipères.

Mais ce n'est rien à côté du castor et surtout du castoréum qu'on trouve dans cet animal. Le castor fournit des remèdes assurés pour presque tous les malades.

Une dent de castor les préserve des douleurs que leur causent leurs propres dents et de l'épilepsie.

La peau de castor—fût-ce une paire de gants—augmente la mémoire.

Le castoreum est souverain contre le mal caduc et contre l'apoplexie, contre les fièvres, les maux d'oreilles, les faiblesses d'estomac, contre la paralysie, l'asthme, les maladies des poumons, contre tous les maux,—enfin tout.

Dans le même ouvrage, Jean Marius préconise l'esprit de suie,—l'huile des philosophes où il entre des perles, des vipères, des crottes de souris et de la cendre de jeunes corbeaux.

En 1684, un docteur Confupe a publié un livre sur les fièvres. Cet ouvrage, adressé à M. Naquem, premier médecin de Sa Majesté, est approuvé officiellement par les professeurs royaux en médecine de l'université de Toulon.

On y trouve la chair, poudre et sel de vipère, le bouillon composé de chapon, de vipère, des yeux et des pieds d'écrevisses de rivière, du corail et des perles; la corne de cerf, la dent de sanglier, les «fragments précieux».

En 1685 parut, avec privilège du Roi, un traité du thé, du café et du chocolat, par un docteur Sylvestre Dufour.