—On les a apportées pour la fête de madame.
—Mais ce n’est pas sa fête.
—Je répète à monsieur ce qu’on a dit.
On disait d’un député riche, avare et mal vêtu: «Son habit fait peur aux voleurs, il leur montre la corde.»
M. Arago a prononcé l’éloge de M. Ampère, mort il y a deux ans.—Cela me rappelle une distraction plaisante de ce bon M. Ampère, qui était un véritable savant.
Il sortait un jour de l’Académie, rêvant à un problème:—tout à coup il s’arrête, ses yeux s’animent, il le tient.—Il avait gardé à la main la craie blanche dont il venait de se servir;—il voit devant lui un carré noir assez semblable aux tableaux dont il se sert habituellement,—il y place ses chiffres;—mais tout à coup—le tableau fuit sous sa main et fait trois pas.—M. Ampère le suit.—Le tableau prend le trot. M. Ampère prend sa course et ne s’arrête qu’exténué, hors d’haleine et violet. Ce tableau n’était autre que le dos d’un fiacre arrêté.
Fort instruites et fort spirituelles, pour la plupart, les personnes qui habitent le château sont, en général, médiocrement organisées pour la musique, à l’exception de madame Adélaïde et de la duchesse d’Orléans, qui est bonne musicienne et très-forte sur le contre-point. On a cependant donné deux grands concerts qui se renouvelleront plusieurs fois cette année. On a nommé M. Halévy directeur de ces concerts; et on a planté le drapeau de la musique française.