A M. Félix Girod de l’Ain: «Vous serez maréchal de camp.»

A M. Mimaut: «Une cour royale vous demande pour président.»

A M. Dupin: «La Chambre des pairs sera heureuse de vous voir remplacer M. Pasquier.»

Et une foule de promesses analogues à MM. Demeufve,—Estancelin,—Chasseloup,—Bresson,—Armand,—Liadières,—Bessières,—Daguenet,—Fould,—Garraube,—Pèdre-Lacaze,—Poulle,—Lacoste, Félix Réal,—Bonnemain,—etc., etc., etc.

Puis chaque soir, sur l’hôtel des Capucines, on voyait fondre des sténographes affamés qui venaient, en attendant mieux, chercher de la part des journaux amis des subventions provisoires d’idées, de phrases, d’injures, contre les adversaires.

Et les trois jours commencèrent.

M. Desmousseaux de Givré—avait tellement peur de ne pas parler dans la question du vote de confiance, qu’il alla à minuit au secrétariat de la Chambre,—se fit faire du feu, passa la nuit dans un fauteuil, et, au jour, se fit inscrire le premier.

Les mêmes gens qui aujourd’hui ont demandé un vote de confiance de un million,—ont si bien, à une autre époque, établi que les fonds secrets n’étaient qu’un instrument de corruption,—que je me suis laissé convaincre par eux. Il me semble donc démontré que la différence qui existe entre le vice et la vertu est que, si le vice corrompt pour douze cent mille francs, la vertu ne corrompt que pour un million;—ce qui prouve que la vertu achète mieux et paye moins cher.