—Certainement, monsieur, pourquoi viendrais-je, sans cela?
—Je pensais que c’était pour me prendre mesure d’une redingote dont j’ai furieusement besoin.
—J’en suis désolé, monsieur; mais je ne vous ferai rien que vous n’ayez payé l’ancien.
—Oh! mon Dieu! ce n’est pas que j’y tienne; voilà le beau temps, et je serai bien mieux en manches de chemise chez moi, et dehors avec ma blouse.
—Comment, monsieur, vous ne me donnez pas encore d’argent cette fois-ci!
Le tailleur se fâche un peu; Alfred M... l’apaise de son mieux par une promesse vague.—Le tailleur descend; Alfred M... le suit et le fait entrer dans un café établi dans la maison qu’il habite.—Alfred paye un petit verre de rhum.—Le tailleur commande une tournée d’anisette et dit:
—Bah! tout cela ne vaut pas un petit vin blanc à quinze que je connais, à la barrière des Martyrs.
—C’est presque mon chemin.
—Venez avec moi jusque-là.
Alfred sort avec M. Muller. Arrivés à la barrière des Martyrs, le tailleur fait servir une bouteille de vin.—Alfred se croit obligé de faire comme M. Muller avait fait au café; il en demande une seconde.