HUITIÈME MÉDITATION.—C’était l’hiver;—le numéro 12 est au nord.
Belle parole du guichetier.—Guichetier, lui dis-je,—comment chauffe-t-on ici?
—Monsieur, répondit le guichetier, il y a un calorifère.
—Mais, guichetier, repris-je, y a-t-il du feu dans le calorifère?
—Non, monsieur, répondit le guichetier.
NEUVIÈME MÉDITATION.—Sans compter que j’ai horreur de cette couleur chocolat dont est peinte une partie des cachots.
L’aspect de certaines couleurs me réjouit ou m’attriste, m’élève ou m’écrase l’esprit.
Il y a des couleurs mélancoliques, des couleurs gaies, des couleurs jeunes, des couleurs ridées, des couleurs bruyantes.
Le lilas,—c’est une douce et poétique mélancolie;—le rose, c’est la jeunesse, la gaieté,—l’insouciance; le bleu, c’est la sérénité, le calme, le bonheur;—le vert, c’est la pensée;—le bleu pâle, la rêverie.
Mais le chocolat est une couleur bête; le chocolat—c’est l’ennui.