On connaît l’histoire d’une estafette envoyée à franc-étrier sous le ministère du 15 avril, à Rambouillet, pour ramener à Paris M. Duponchel qui chassait chez M. Schikler. M. Duponchel prit la poste à six francs de guides et arriva au ministère où il s’agissait de rengager mademoiselle Fitz-James.
C’est, d’ailleurs, le complément de la politique un peu Médicis, de M. Thiers, que j’ai dénoncée le mois dernier.
AM RAUCHEN.—LES FEMMES.—L’opinion attache du déshonneur, pour le mari, aux fautes de la femme.—Le pauvre mari est comme cet enfant que l’on avait donné pour camarade à un prince, et que l’on fustigeait quand le prince ne savait pas sa leçon.
Il y a cela de particulier dans la mauvaise humeur des femmes, qu’il faut nécessairement qu’elle ait son cours, les meilleurs arguments, les raisons les plus évidentes, les preuves les plus convaincantes, ne font à ce cours que ce que les cailloux font au cours d’un ruisseau: le ruisseau murmure un peu plus fort et continue son chemin.
Il y a, dans l’amour, deux phases séparées par une crise difficile.—Le premier attrait de l’amour est la nouveauté. Ce serait si joli une autre femme, s’il y en avait plusieurs. Presque toujours, l’amour meurt, quand la nouveauté s’en va, car alors il n’y a plus rien, la nouveauté n’est plus, l’habitude n’est pas encore; mais, si l’amour survit à cette crise et devient une habitude, il ne meurt plus.
L’amour, d’ordinaire, ne dure que jusqu’au moment où il allait devenir raisonnable et fondé sur quelque chose.