Les élèves de Rome ont envoyé une foule de choses;—l’un, entre autres, un projet de mairie pour le dixième arrondissement.—Envoyez donc des gens à Rome!

J’ai voyagé une fois avec un peintre;—nous avions fait deux cents lieues, quand, un matin, je le surpris dessinant la voiture qui nous avait emmenés de Paris.

—Les gens vulgaires me reprochent ma sévérité à l’égard des femmes;—les autres comprennent que je les aime et que ma sévérité n’est que de l’avarice.—Je suis comme Apollon, qui sent la nymphe se métamorphoser en arbre entre ses bras,—je crains toujours que les femmes ne s’avisent de se changer en quelque chose d’autre.—Si une jolie femme comprenait bien qu’elle a plus de charmes encore parce qu’elle est femme que parce qu’elle est jolie!—Puis-je ne pas faire un bruit horrible quand je suis forcé d’apprendre que les femmes les plus comme il faut passent quelquefois dans la matinée par les mains de quatre hommes qui ne sont ni des maris, ni des amants;

Que le matin elles livrent leurs pieds à un M. Pau,—qui les prend nus dans ses mains, et leur récite des vers d’Horace;

Qu’ensuite un M. Thomassin, qui paraît être le Humann des femmes, leur prend mesure d’un pantalon;

Qu’un M***, je ne sais pas son nom,—je sais seulement que c’est un Polonais... (cassez quelque chose et ajoutez ski), vient leur essayer un corset;

Qu’un Frédéric quelconque vient les coiffer.

Mais je crierai de ma voix la plus forte et la plus retentissante,—mais je dirai que c’est infâme;—que, si elles attachent si peu de prix à elles-mêmes,—nous ne pourrons nous en attacher aucun.

Je leur dirai que, pour un homme qui les aime,—elles n’ont pas un cheveu qui ne soit un trésor, et qu’elles n’ont pas le droit d’être si prodigues d’elles-mêmes.—C’est donc bien ennuyeux le ciel, qu’on a tant de peine à empêcher les dieux de venir barboter dans la fange des rues.