3.—Voici un trait qui fait du bien au cœur: lors de l’entrée du roi à Calais, quatre matelots tombèrent à la mer; trois furent sauvés avec une audace et un sang-froid admirables par les marins d’un autre bâtiment; un fut noyé. Les marins se cotisèrent et donnèrent à sa veuve une somme prise sur leur modique paye.
—A Tréport, les princes voulurent pêcher; la mer était houleuse; le patron qui commandait la barque de pêche, prévoyant qu’on ne prendrait rien,—fit jeter des poissons dans les applets par les sabords du bateau.
C’est avec plaisir que j’ai vu renouveler pour des princes constitutionnels—une flatterie inventée pour Marc-Antoine le triumvir.
4.—M. de Balzac avait écrit dans le dernier numéro de sa Revue Parisienne: «M. Roger de Beauvoir ne s’appelle ni Roger ni de Beauvoir.
M. de Beauvoir fut étonné de l’attaque et en rit le premier jour.—Il voulut prier M. de Balzac, qui a pris tant de noms, de vouloir bien lui en prêter un en échange de celui qu’il lui enlevait si brusquement.—Ses amis ne sachant plus comment le désigner, il reçut plusieurs lettres dont l’adresse portait:
«A M. Roger (si j’ose m’exprimer ainsi) de Beauvoir (si M. de Balzac veut bien le permettre).»
Dans l’intimité on l’appelait pst.
M. de Beauvoir est un jeune écrivain fort aimé de tout le monde et peu offensif.—On ne peut attribuer le ressentiment de l’illustre romancier qu’à un enfantillage, une complainte sur l’affaire de Peytel, qui fut dans le temps prêtée à M. de Beauvoir, à tort ou à raison, et où on trouvait ces deux vers: