Et on trouve cela tout simple.—Et les journaux hurleurs,—qui, à d’autres époques,—ont demandé qu’on mît tel ministre en accusation parce qu’il avait dépensé quatre mille francs sans l’autorisation des Chambres;—qui ont fait tant d’éloquence ampoulée,—tant de pathos ridicule, contre l’impôt du sel,—sont muets aujourd’hui,—pour l’impôt de la liberté,—pour l’impôt du sang.
Ah! c’est là le gouvernement constitutionnel;—c’est là le ministère parlementaire! cela ne laisse pas que d’être joli.
15.—M. Thiers fait tenir à ses journaux un langage demi-fanfaron, demi-conciliant.
M. Chambolle continue à s’en aller en guerre et chante, chaque matin,—à la manière des chœurs d’opéras-comiques:
Allons,
Partons,
Courons,
Volons,
sans bouger d’une semelle.