Le parti conservateur considère le nouveau ministère comme une des dernières cartes qui lui restent à jouer contre une révolution anarchique.
Le parti, dit du progrès, concentre ses forces et annonce qu’il ne soutiendra plus un ministère qui ne sortira pas de ses rangs.—On prend du champ et on se prépare à une grande bataille.
Il y a à l’Opéra une demoiselle Albertine dont j’ai déjà eu occasion de parler;—on la désigne dans les coulisses sous le nom de Fénelon—à cause qu’elle s’est chargée de l’éducation des princes.
M. Gouin—qui était ministre, il y a quelques jours,—en voyant les falaises du Havre, s’est écrié: «Que d’argent il a fallu pour exécuter de tels travaux!»
A propos des fortifications de Paris qui ne peuvent être terminées avant six ou huit ans,—on rappelle ce seigneur avare qui, apprenant que ses pages manquaient de chemises,—se sentit touché de compassion. «Vraiment,—dit-il,—ces pauvres enfants!—Il fit venir son jardinier et lui ordonna de semer du chanvre.—Quelques-uns des pages ne purent dissimuler un sourire. «Les petits coquins! s’écria le seigneur, ils sont bien contents,—ils vont avoir des chemises.»
M. Thiers prend tous les jours des leçons de tactique avec le colonel Chalander.—Il paraît que le ministère du 1er mars,—qu’on avait appelé Mars Ier, se prépare à commander un jour nos armées.—Les petits soldats de plomb sont hors de prix.