(Murmures d’indignation.)
Etc., etc., etc.,
Je ne me sens pas, à beaucoup près, aussi impressionnable que messieurs les honorables, et je me vois forcé d’attribuer une immense puissance au débit, à la voix et aux gestes des orateurs.
Et tous ces discours qui ont produit tant d’effet à la Chambre, me semblent alors «les carcasses d’un feu d’artifice tiré, avec ses fusées vides et ses bombes crevées.»
Le parti de M. Thiers a des déserteurs qu’il serait trop long de compter. Il y a, à la Chambre, comme partout, un très-grand nombre de gens fermes et immuables dans leurs convictions, que rien ne peut ébranler, et qui sont invariablement dévoués au pouvoir actuel.—Fermes appuis de M. Thiers, qu’ils étaient récemment, ils donnent aujourd’hui leur concours à M. Guizot, et sont prêts à le donner à M. Barrot,—s’il devient, un de ces jours, pouvoir actuel à son tour.
Le parti doctrinaire, dont M. Guizot a été si longtemps le chef, a perdu MM. Duvergier de Hauranne—de Rémusat,—Jaubert,—et Piscatory, qui ont passé à l’admiration de M. Thiers.
La position parlementaire perdue, il faut la refaire par la presse. De ces quatre messieurs, deux savent écrire;—ils ont été incorporés au Siècle sous M. le lieutenant général Chambolle.
M. Duvergier de Hauranne va rarranger, pour le théâtre de la Renaissance, quelques-uns des vaudevilles de sa jeunesse, si injustement sifflés sous leurs anciens titres de Une visite à Gretna-Green,—et l’Amant comme il y en a peu.
Il est fâcheux pour ces messieurs que ce ne soit pas au moment de l’avénement de M. Guizot qu’ils se soient séparés de lui:—leur scission aurait eu un éclat de désintéressement en faveur de M. Thiers, qu’elle n’a pas eu au moment où il est rentré aux affaires.