Je prie certaines personnes auxquelles parviendra la connaissance de ceci de m’accorder immédiatement la part d’estime à laquelle a droit, en France, un homme qui, d’un moment à l’autre, va se trouver repris de justice.

DES FORTIFICATIONS.—Saint-Simon, qui avait été lié avec Vauban et qui est un historien plus fort que M. Thiers;—Saint-Simon, édité comme M. Thiers par le libraire Paulin;—Saint-Simon, qui approuve beaucoup de choses, entre autres la convocation des états généraux et la banqueroute de l’État, Saint-Simon ne peut approuver les fortifications de Paris que rêvait le roi.

Napoléon n’y a pas pensé en dix ans de règne.

La fortification d’une capitale est un moyen désespéré, un spécifique d’empirique,—un de ces remèdes de bonne femme que les médecins permettent d’essayer quand tous les autres ont échoué et quand leur malade est condamné.

Mais il se joue une comédie—qui pourrait avoir pour titre le mot de Brid’ oison:

De qui se moque-t-on ici?

Aujourd’hui, les gens qui se sont élevés avec le plus de véhémence contre les forts détachés,—les gardes nationaux qui ont le plus crié contre lesdits forts,—les journaux qui ont fait les plus longs discours contre l’embastillement de Paris,—qui dénonçaient chaque pelletée de terre remuée,—avec appel à l’insurrection,

Tout le monde est devenu partisan des fortifications.

Par exemple, écoutez-les tous,—ils n’ont qu’une raison, qu’un but:—c’est la crainte d’une invasion.