Depuis que M. Thiers a le projet d’écrire l’histoire de Napoléon—et qu’il a écrit son nom sur les bottes de la statue de bronze de la place Vendôme, il s’identifie avec le personnage d’une façon extraordinaire,—chaque fois que, dans la discussion des fortifications, on a parlé de l’empereur,—et Dieu sait si on en a assez parlé!—il a demandé la parole comme pour un fait personnel.

Un matin,—en lisant le compte rendu de la séance de la Chambre des députés, dans un journal partisan des fortifications—j’ai espéré qu’il était arrivé des forts détachés comme autrefois de la tour de Babel, et que nous en étions délivrés,—voici ce que disait le journal partisan des forts:

«L’agitation et les sentiments produits par ce discours se manifestent librement lorsque M. Soult est descendu de la tribune. M. Odilon Barrot essaye en vain de parler; le tumulte couvre sa voix. M. Billault court à la tribune; l’assemblée est hors d’état de rien entendre. Bientôt tous les membres quittent leurs places et descendent dans l’enceinte. Les ministres restent dans une solitude complète et dont ils paraissent effrayés. La séance reste suspendue.»

Cette chance de salut a manqué.

Tout en fortifiant Paris,—on a cependant, par un amendement, à peu près établi que la capitale ne serait pas classée dans les villes fortifiées.—C’est une critique assez heureuse de l’opération,—et, si M. Lherbette l’a faite exprès, je l’en félicite sincèrement.

Cela rappelle un peu l’histoire de ce monsieur qui, ne trouvant pas son parapluie, écrivit à un ami chez lequel il croyait l’avoir laissé;—puis tout à coup, avisant qu’il l’avait serré,—cacheta cependant sa lettre après y avoir ajouté un post-scriptum:

«Mon cher ami, fais-moi le plaisir de chercher mon parapluie que je crois avoir laissé chez toi.

M***