M. Mignet, l’Histoire de la Ligue;

M. Guizot, l’Histoire de la Révolution d’Angleterre;

M. Malitourne, l’Histoire de la Restauration;

M. de Salvandy, l’Histoire de Napoléon;

Etc., etc.; à peu près soixante-dix volumes.

Tous travaux commencés et qui m’étaient promis.

Les difficultés qu’a faites l’Académie pour recevoir M. Hugo l’ont fait plus honnir depuis quelques années peut-être qu’elle ne l’a jamais été.—Les académiciens, du moins le parti Joconde, lui attribuent ces avanies, et l’un d’eux a dit le jour de la nomination: «M. Hugo entre à l’Académie comme on épouse une fille qu’on a deshonorée.»

Au moment où on faisait semblant d’enlever les neiges et les immondices, ainsi que je l’ai raconté dans le volume précédent, je descendais la rue Laffitte dans un cabriolet de louage;—je remarquai un tombereau arrêté,—ce tombereau était chargé de neige, et le charretier qui le conduisait jetait cette neige dans la rue Laffitte. «C’est étonnant,—pensai-je en regardant d’énormes tas contre les maisons;—il y a cependant assez de neige dans la rue Laffitte. Pourquoi y en apporte-t-on?» Après avoir longtemps réfléchi, je demandai à mon cocher s’il savait pourquoi on apportait de la neige rue Laffitte;—le cocher le savait parfaitement, et il m’expliqua le mystère.