Les conducteurs de tombereaux, à mesure qu’ils sont chargés, reçoivent, pour chaque tombereau, un cachet que plus tard ils échangent contre deux francs, prix fixé pour chaque voyage.—Mais, au lieu de conduire le tombereau à la rivière ou à tout autre endroit désigné,—ils rejettent dans une rue ce qu’ils ont pris dans une autre;—par ce moyen, ils ménagent leurs chevaux, et font quatre fois autant de voyages dans une journée.
—Dis-moi donc, Gustave, à quelle époque, au collége,—commencions-nous à fumer de l’anis dans des pipes neuves, et des morceaux de baguettes à habit?
—C’était, je crois, en troisième.
—Eh bien!—aujourd’hui, on fume en troisième du tabac de caporal dans une pipe culottée.
Te souvient-il qu’en sixième, nous étions—tout déchirés, déguenillés,—montant aux arbres,—jouant à la balle et aux barres;—les élèves de sixième aujourd’hui sont des messieurs, ont des cannes, et le fils de***, du Théâtre-Français, lisse ses cheveux avec des bâtons de cosmétique.
Voici du reste une annonce que je prends dans un journal:
A l’occasion de la Saint-Charlemagne et à la demande des élèves, on donne aujourd’hui au Palais-Royal Vert-Vert, Madame de Croutignac, Indiana et Charlemagne, le Lierre et l’Ormeau.
C’est-à-dire les pièces les plus libres du répertoire.
L’éducation du collége est bien plus complète que de notre temps.