Je ne m’aperçois pas que M. Villemain fasse la moindre attention à cela.
A propos d’une pièce de M. Gozlan, ridiculement tour à tour permise,—défendue, repermise et définitivement défendue,
On raconte que M. Boccage, artiste dramatique,—voulant rassurer le ministre de l’intérieur, qui craignait que cette pièce ne fût le prétexte de quelque tumulte, dit à M. Duchâtel: «Monsieur le ministre, je réponds de tout,—je réponds qu’il n’y aura pas de bruit.—Monsieur Boccage, aurait répondu le ministre, je m’en rapporte bien à vous; mais si, par hasard cependant, vos prévisions étaient trompées, et si on me demandait des explications à la Chambre, j’aurais mauvaise grâce à monter à la tribune et à dire: «Messieurs, M. Boccage m’avait répondu qu’il n’y aurait pas de bruit.»
A propos de la même pièce, M. Boccage a, dit-on, écrit à M. Perpignan, censeur: «Je vous jetterai par les fenêtres.»
M. Perpignan lui a répondu:
«On ne jette plus par les fenêtres,—c’est une expression vieillie qui m’obligerait à vous répondre par une locution non moins surannée,—je vous couperai les oreilles.»
Outre les vaudevillistes invalides que j’ai déjà signalés comme se reposant de leurs travaux dans les sinécures administratives, il faut remarquer,—à propos de la Chambre des députés,—qu’elle renferme un grand nombre de commerçants qui, à l’âge où ils se retirent du négoce, c’est-à-dire quand ils ne se sentent plus capables du commerce de détail et de demi-gros,—se mettent à gouverner le pays,—au lieu de se retirer à la campagne et de se livrer à la pêche à la ligne,—comme ils faisaient avant l’invention du gouvernement dit représentatif.