—Mais c’est François!

C’était François qui, las de l’existence, s’était jeté dans la marmite.—On ne l’a pas mangé.

L’homme commence par l’enfance et finit par l’enfance;—mais ces deux états de faiblesse sont séparés par un long intervalle, un intervalle de vie, de force, d’action, de puissance. Le gouvernement représentatif, lui, a réuni ses deux enfances en une seule: enfance de faiblesse et enfance de décrépitude;—enfance qui suit le néant et enfance qui le précède.—Le gouvernement représentatif, semblable aux enfants morts sans baptême, ne tardera que quelques années à s’en aller dans les limbes;—enfant ridé et décrépit, enfant mort de vieillesse avant d’avoir vécu.

C’est singulier comme l’habitude nous rend indifférents pour les choses les plus révoltantes, à un tel degré que nous ne les voyons pas, quoique tous les jours elles se passent sous nos yeux.

Ainsi, une petite bourgeoise qui a de l’ordre et qui tient bien sa maison, quelque jolie, mignonne et dégoûtée qu’elle puisse être,—envoie le matin sa cuisinière à une de ces morgues où les bouchers étendent des cadavres d’animaux—sans que cela attriste ni dégoûte les passants.

Puis, vers six heures, on se met à table,—et la maîtresse du logis,—bourgeoise—ou non,—supposez-la, si vous voulez, la plus élégante et la plus belle,—la plus éthérée et la plus diaphane,—dissèque et fouille successivement divers cadavres, s’efforçant de se rappeler de quel morceau du corps mort aime à se repaître tel ou tel convive.

Celui-ci veut que le cadavre soit encore saignant;

Cet autre le préfère un peu plus cuit;