Pendant ce temps, Victor Bohain,—qui est aujourd’hui à Londres, et qui,—lorsqu’il demeurait à Paris, n’allait au théâtre que pour y dormir,—s’est mis à courir les théâtres de Londres, et n’a pu voir ni la pièce en question, ni rencontrer quelqu’un qui l’eût vue quelque part.
PROGRÈS DE L’ANNONCEP:—On lit dans divers journaux:
«M. Lacordaire prêchera dimanche à Notre-Dame, en habit de franciscain.»
Cela rappelle beaucoup les affiches des théâtres de province qui annonçaient que mademoiselle Georges jouerait avec tous ses diamants.
Au bal déguisé de lundi chez la reine, où toutes les femmes étaient brillantes, on a remarqué madame la duchesse de Nemours, qui était admirablement belle dans un costume choisi par le roi, qui avait mis tous ses soins à la rendre encore plus jolie.
Les princes étaient tous fort exactement costumés. On a dansé jusqu’à cinq heures.
Le lendemain,—le prince de Joinville,—le duc de Nemours—et le duc d’Aumale—ont demandé à M. L... un bal où ils sont arrivés déguisés, le premier en débardeur,—le second en hussard,—le duc d’Aumale en marin;—ils se sont fort amusés,—et se sont laissés aller à mille folies, entre autres de déchirer les habits de ceux qui n’étaient pas déguisés.—Leur danse a été si animée, que, dans un établissement public, elle eût inévitablement éveillé la sollicitude des sergents de ville.—Le duc de Nemours a ôté son habit.—Il est possible,—comme dit le vieux journal, le Constitutionnel, dans ses jours de terreurs,—que nous dansions sur un volcan;—mais il faut dire que nous y dansons beaucoup.