Voici que l’on attaque la propriété—par un de ses côtés, il est vrai, les moins respectés;—mais, quoi qu’il en soit,—c’est toujours la propriété.

Et il ne s’est pas trouvé, à la Chambre, un homme pour dire:

«Messieurs,—il n’y a pas plusieurs sortes de propriété;—la question qui nous est soumise n’existe pas,—la propriété littéraire est garantie par les lois, déjà au moins assez nombreuses, sur la propriété.—Nous n’avons rien à faire;—si nous faisons une loi sur la propriété littéraire, il n’y a pas de raison pour que nous ne fassions pas une loi spéciale sur toutes les formes de la propriété;—et je vous propose une loi—sur chacune des formes que voici:

»Sur la propriété des chapeaux;

Idem melons cantaloups;
Idem maraîchers;
Idem abricots;
Idem prunes;
Idem pêches;
Idem —à l’eau-de-vie;
Idemde l’habit vert de M. Auguis.»

Accordez, messieurs, aux œuvres de l’esprit—l’admiration ou le mépris que vous voudrez,—mais, comme propriété, je n’admets ni l’emphase de votre éloge hypocrite,—ni votre dédain superbe; les deux vers dont je viens de trouver la dernière rime—m’appartiennent juste et sans aucune différence comme la planche appartient au menuisier qui vient de la raboter.

Il y a un monsieur payant trente-quatre sous de plus que M. Pelletier-Dulas, je retrouverai son nom,—je l’espère.—Ceux qui liront les Guêpes plus tard et qui y verront l’histoire de ce temps-ci—ne me pardonneraient pas de ne leur avoir pas conservé ce nom.

Ledit monsieur a remarqué—que les poëtes avaient plus de talent quand ils étaient plus pauvres,—et qu’il n’y avait conséquemment pas lieu à garantir leurs propriétés, ni à assurer leur fortune.