Raisons qui ne me paraissent que spécieuses.
Pour moi, je ne crois pas les lettres vraies,—par cela seulement qu’il y a des choses qui s’enchaînent entre elles,—et que l’homme qui aurait eu de telles pensées, par cela même ne les eût pas confiées aux hasards du papier, en un mot, parce que cela serait trop bête.
Le jour de l’audience, M. Partarrieu-Lafosse,—monté sur son siége,—a commencé à travailler.
Il a parlé assez longtemps et assez mal. M. Berryer, qui est peut-être le seul orateur de cette époque où on parle tant, lui a répondu par une plaidoirie—forte, habile, perfide, insinuante et audacieuse.
MM. les jurés se sont retirés dans leur chambre et en sont sortis au bout d’une demi-heure, avec un verdict d’acquittement.
Comme la question primitivement posée était celle-ci:
«Le prévenu est-il coupable d’avoir, par la publication de telles et telles lettres, offensé la personne du roi?»
Le verdict du jury aurait voulu dire seulement que—le gérant de la France, n’ayant fait imprimer lesdites lettres qu’après les avoir vues imprimées dans d’autres feuilles, sans que leur publication fût l’objet d’autres poursuites,—et aussi longtemps auparavant, en Angleterre, sans que l’ambassade s’en fût occupée,—a pu être de bonne foi.
Mais M. Partarrieu-Lafosse—ayant eu le malheur de dire dans son réquisitoire: