J’ai trouvé le piége grossier:—comment! j’entendrai seulement une fois la musique qui me charme,—et plusieurs fois celle qui m’ennuie!

Travaillez donc douze ans à passer pour un homme d’esprit, pour qu’on ose encore vous dire de semblables choses!

Non,—mes braves gens,—je ne tombe pas dans le panneau,—j’entends le plus souvent possible la musique qui me plaît,—et, quand il m’arrive d’en entendre d’autre,—je regrette qu’il n’y ait pas un autre moyen de faire savoir qu’elle m’ennuie.

Un étranger, M. S——z, a cherché à Paris la célébrité par un moyen bizarre:—il a gagé consommer dans sa matinée—une promenade de deux lieues, trois bouteilles de vin et trois femmes.

Du temps d’Hercule, pour attirer l’attention,—il ne fallait pas moins d’un bœuf et de cinquante vierges.—C’est un des douze travaux.—Je n’aime pas beaucoup que l’on fasse passer l’amour à l’état de travail.

Il est du reste triste de voir de telles prouesses,—qui ne servent qu’à montrer la pauvreté des choses ordinaires,—et l’humilité de ceux qui parient contre.

Une veuve à laquelle on racontait le fait—a dit: «Mais,—autant que je puis me rappeler,—ça n’est pas très-extraordinaire.»

M. S——z, se voyant célèbre, se fait beaucoup présenter aux femmes dans le monde.

Mais il a été puni d’une manière bien cruelle.—Son vrai nom, que je n’écris pas ici,—pour m’associer à la punition,—n’a pu entrer dans la tête des gens, et on l’appelle obstinément M. Sedlitz.