Son exploit est plus ou moins admiré sous un nom qui n’est pas le sien.—On ne peut l’annoncer dans un salon sans qu’on se pousse du coude en se disant: «C’est lui.»—Pour recueillir les fruits de sa gloire,—il lui faudrait faire comme certains marchands,—et s’appeler à l’avenir M. S——z, dit Sedlitz,—ou se faire annoncer ainsi:—M. S——z, celui qu’on a mal à propos désigné sous le nom de Sedlitz.
Peut-être se décidera-t-il à quitter son vrai nom et à porter à l’avenir celui qu’il a rendu illustre.
Tout bonheur se compose de deux sensations tristes:—le souvenir de la privation dans le passé,—et la crainte de perdre dans l’avenir.
Voici le printemps;—l’air qu’on respire est imprégné de lilas.—Ce matin chaque brin d’herbe avait sur sa pointe une transparente perle de rosée,—les unes blanches, les autres rouges comme des rubis,—d’autres vertes comme des émeraudes,—puis à chaque instant l’émeraude devenait un rubis,—le rubis une topaze ou un saphir. C’est une riche parure qui tombe tous les matins du ciel,—qui la prête à la terre pour une demi-heure,—et que le soleil remporte au ciel sur ses premiers rayons,—à l’heure à laquelle la terre est livrée au travail,—à la haine,—à l’ambition réveillés.
L’âme s’épanouit,—une foule de petits bonheurs purs fleurit dans le cœur.
LES COURSES AU CLOCHER. Cela s’appelle encore steeple-chase;—comme les journaux racontent ce qui s’y passe avec de grands enthousiasmes, il est bon que je dise à ce sujet la vérité,—on trouvera un jour dans les Guêpes,—le plus petit livre qui se soit jamais fait, le mot de toutes les énigmes et de tous les mensonges de ce temps-ci.
Ces courses se font d’ordinaire à la Croix de Berny, sur un terrain fangeux,—où les chevaux à chaque temps de galop enfoncent jusque par-dessus le sabot. Après divers obstacles factices, tels que des haies à franchir, etc., les chevaux et les cavaliers épuisés doivent franchir la Bièvre.