On ne se donne même plus la peine d’arguer lesdites rigueurs d’injustice;—non, il suffit pour la gloire d’un homme qu’il ait été en prison.

Que pensez-vous qu’il arrive de cette glorification de la prison?

STEEPLE-CHASES—Voici quelques phrases que je copie dans un journal français, relativement à une course faite en France et par des chevaux appartenant à des Français:—«New betting room stakes.—Two years old stakes.—Les sportmen—le stud-book.—Les gentlemen riders turf—sport—STEEPLE-CHASE.»

Tout homme qui a un cheval, un tiers de cheval,—car il y a des gens qui ont un tiers de cheval de course, comme un tiers de charge d’agent de change,—tout homme qui parie, tout homme qui veut faire semblant d’avoir un cheval, tout homme qui veut faire semblant de parier, s’efforce de ne parler qu’anglais.—C’est un ridicule qui passera comme passent les ridicules,—quand il sera détrôné par un autre.

MM. LES DÉPUTÉS.—A propos du baptême du comte de Paris,—déjà flagorné et insulté par les journaux selon leur couleur,—le ministre de l’intérieur a fait frapper des médailles: quelques-unes en or pour la famille royale; d’autres en argent pour quelques hauts dignitaires.—Celles de MM. les députés étaient en bronze, économie suffisamment expliquée par leur nombre de plus de quatre cent cinquante.

Beaucoup d’entre eux,—considérant que la médaille en argent, qui coûte au ministère vingt-cinq francs, pouvait avoir une valeur intrinsèque d’une dizaine de francs,—se sont agités jusqu’à ce qu’on leur ait donné une médaille d’argent.

Du reste, la session est finie de fait, et MM. les députés assiégent les ministères de demandes de toutes sortes; et on se tromperait fort si on croyait que les députés des oppositions sont les moins âpres à cette curée.