Tout le monde a le droit de vivre de ses rentes, il ne s’agit que de gagner les rentes ou d’avoir un père qui les ait gagnées.—Que voulez-vous, messieurs les sauvages, serait-ce par hasard vivre des rentes des autres?

Je dirai du monopole de l’éducation ce que je dis du monopole de l’argent:—Pour savoir, il faut apprendre,—et, si vous voulez que le peuple soit instruit—il ne faudrait pas lui faire employer le temps qu’il peut consacrer à la lecture à se meubler la tête de billevesées ridicules et dangereuses de certains publicistes sauvages.—Que voulez-vous, messieurs? savoir sans apprendre?—personne, je pense, n’a ce monopole-là.

«On dit que nous avons la liberté religieuse; mais on s’oppose à l’exercice de certains cultes et à l’expression des doctrines qui dépassent les religions privilégiées.»

Qui diable voulez-vous donc adorer?—quels fétiches avez-vous en réserve?

Vous avez à côté du trône une princesse protestante.

Vous avez parmi les députés au moins un juif.

L’abbé Châtel se fait sacrer évêque par un épicier de la rue de la Verrerie,—et prêche un culte de son invention, tantôt dans une écurie, tantôt dans le local du Colysée d’hiver.

Des femmes du monde chantent l’opéra dans l’église-Musard de Notre-Dame-de-Lorette.

Un pédicure a professé publiquement le Johannisme.

Il y a des Templiers qui se rassemblent deux fois par semaine.