—Mais général, c’est très-urgent, il n’y a qu’à signer.

—Donnez.

Le maréchal prend les dépêches et les—jette au feu, le colonel se précipite sur les pincettes, veut les retirer,—mais le maréchal le retient par les basques de son habit et l’éloigne de la cheminée jusqu’à ce que la flamme ait tout consumé.

Il serait bon, je crois aussi, de faire en politique et en affaires sérieuses le moins de vaudevilles possible.

En France, on paraît étonné et abattu quand l’armée française éprouve le plus léger désavantage,—et on traite d’assassins et de traîtres l’ennemi qui nous tue quelques hommes.

J’ai trouvé d’aussi mauvais goût, dans le discours du roi, le reproche de perfidie qu’il fait aux Arabes.

On ne doit pas penser à imposer aux Africains,—si célèbres par leur mauvaise foi,—fides punica,—les conventions chevaleresques qui sont de droit commun en Europe.—Tous les moyens doivent leur sembler bons contre les Français qui sont venus porter la guerre chez eux et s’emparer d’une partie de leur pays; il ne faut pas faire comme M. Jourdain, quand sa servante lui donne des coups de fleuret contre les règles.

Quand nos soldats meurent, ils meurent sans regrets, ils savent que leur vie est leur enjeu, qu’en perdant cet enjeu ils gagnent encore la partie de gloire et d’immortalité qu’ils ont jouée.