Encore un peu, et M. Gannal fera mettre sur les monuments funèbres: Embaumé par M. Gannal.
Cette inscription même sur un corbillard serait d’un assez bon effet dans une cérémonie.
Encore un mot relativement à cette annonce:—il n’est pas probable que ce soit la famille qui ait songé à faire faire cette annonce à M. Gannal,—et d’ailleurs, elle n’eût pas mis, le «a bien voulu» qui dévoile la modestie de M. Gannal;—mais alors pourquoi, après cette louable humilité, M. Gannal s’intitule-t-il lui-même habile chimiste?
Un ami de M. D*** avait répandu le bruit que ce député est impuissant.—Ceci aurait été un texte admirable pour je ne sais plus quel carré de papier, qui s’écriait lors de l’élection de M. Fould: «Il faut bien que les Juifs soient représentés!»
M. D***, décidé à arrêter ce bruit, fait écrire à un homme de sa connaissance une lettre anonyme, par laquelle on lui apprend que M. D*** est l’amant de sa femme.—L’époux outragé accourt chez M. D***, le trouve au lit, le roue de coups, et s’en va.
M. D*** s’habille, et va disant partout dans la ville: «Je ne suis pas impuissant, demandez plutôt à M***, qui m’a battu ce matin.»
SUR QUELQUES NISARDS.—M. Nisard aîné avait naturellement toutes les proportions d’un professeur de quatrième peu distingué. Il chercha une autre voie, il imagina d’insulter, sous forme de critique, les deux plus grandes gloires poétiques de ce temps-ci, M. Hugo et M. de Lamartine. La chose faite, il se croisa les bras et attendit. Il n’attendit pas longtemps: on le nomma chevalier de la Légion d’honneur, maître des requêtes au conseil d’État, maître de conférences à l’école normale, chef de division au ministère de l’instruction publique.