***, qui a eu une vie fort dissipée, vient de se marier;—comme il sortait de la mairie, après avoir prononcé le serment d’usage, sa belle-mère le prend à part et lui dit:
—Voilà qui est fini; j’espère que vous ne ferez plus de sottises?
—Non, ma belle-maman, répond ***; je vous promets que celle-ci est la dernière.
C’était à l’époque d’une des candidatures de M. Victor Hugo à l’Académie.—M. Hugo s’est présenté cinq ou six fois, et cinq ou six fois ses collègues d’aujourd’hui l’ont déclaré indigne d’entrer dans leur compagnie.—M. Hugo se présentait cette fois pour succéder à M. de Quélen, et il avait de grandes chances de succès.—Deux ou trois jours avant l’élection, les journaux du soir contenaient une note conçue en ces termes: «Il paraît à peu près certain que c’est M. Victor Hugo qui succédera à monseigneur l’archevêque de Paris.» Cette phrase tomba, par hasard, sous les yeux de mademoiselle Dupont, l’ancienne soubrette de la Comédie-Française, qui lisait le journal dans sa loge, tandis qu’on la coiffait;—elle lut la phrase,—la relut,—se frotta les yeux,—la relut encore, puis tout à coup, elle entra, le journal à la main, où se trouvaient dix ou douze de ses camarades.
—Par exemple, voilà qui est trop fort! s’écria-t-elle, je vous annonce une drôle de nouvelle.—Certes, M. Hugo a du talent, je ne dis pas le contraire; mais c’est égal,—je n’aurais jamais cru cela.—Allons, il ne faut plus s’étonner de rien maintenant.—Ne voilà-t-il pas M. Victor Hugo qui va être nommé archevêque de Paris!
M. Boilay, inventé et décoré par M. Thiers.—a, comme je vous l’ai raconté, passé dernièrement avec armes et bagages dans le camp de M. Guizot.
C’est là un de ces actes qui ont besoin d’être payés magnifiquement pour cacher ce qui leur manque du côté de la noblesse et du désintéressement. M. Boilay a la prétention d’être fait conseiller référendaire à la cour des comptes.
(C’est étonnant combien il y a de gens qui usent leur vie, et commettent une foule de choses pour arriver à des buts dont je connais à peine les noms, et dont l’éclat m’échappe tout à fait.)