M. Dubignac, qui ne garde dans sa lettre que le tiers de l’anonyme, est agronome—comme M. Pasquier est président de la Chambre des pairs; ces deux positions, qui ont peu de rapports entre elles, au premier abord, en ont cependant un qui va jusqu’à la plus parfaite ressemblance, c’est leur égale et commune et complète absence de rapports avec l’Académie française.—M. Dubignac n’écrit pas bien, il serait naturel qu’on lui préférât un homme qui écrit mieux,—mais non un homme qui n’écrit pas. Voici les documents destinés à éclairer la religion et impartialité de MM. les trente-huit (qu’ils étaient alors);—j’élaguerai les passages les moins importants.

ANALYSE DE L’AGRONOME DUBIGNAC.—«Cet ouvrage se composera de deux volumes in-12.

»Son style est simple, tout naturel, à la portée de tout le monde, notamment des communes rurales, pour lesquelles il a été fait.

»Méthode pour la composition des différentes espèces de fumiers, engrais, terreaux, et les moyens de leur conservation d’un an à l’autre en étant meilleurs. C’est l’âme de toute ferme.

»Très-bonne méthode pour donner une excellente éducation aux chevaux, à qui il ne manquait que la parole; et notion sur la parfaite connaissance de leurs défauts, vices, comme de leurs bonnes qualités et de leurs âges, qu’on connaît jusqu’à dix ans.

»Notion sur la vraie et bonne position d’un jardin, sur sa fermeture, sa distribution, plantation; car, quoi de plus agréable qu’un joli jardin à la campagne; mais sa culture, d’un jardinier, talents, expérience, soin, travail, comme une surveillance de tout propriétaire.

»Notion très-étendue sur la vraie culture de tout légume, fèves, pois, nantilles, notamment des haricots à donner cent pour cent, comme sur la conservation de la plupart en verdure d’un an à l’autre.

»Notion sur la culture des pommes de terre, sur sa grande utilité pour les bestiaux et volailles, comme pour les hommes.

»Il en est de même du blé de Turquie, dont la culture est la même, qui également est d’une très-grande ressource pour les gens de la campagne, dont la nourriture est un régal pour eux.

»Notion sur le chanvre, denrée très-précieuse par sa grande utilité, dont le commerce en est très-grand,—ainsi que sa graine très-bonne pour la volaille, dont la farine est utilisée dans le commerce.