«De plus instructif, nul en sera des agronomes,
De plus utile, il serait de la campagne aux personnes;
Pour faire fortune, il faut bien travailler.
Pour bien travailler, il faut se bien porter,
Des vrais moyens l’un donne en travaillant,
De s’enrichir en peu de temps, travail faisant,
Et vous procurera bonheur, prospérité;
L’autre, de rétablir, conserver sa santé.
Vive, vive, l’agricuture
Et sa chère sœur la culture!
Vive, vive le commerce
En tout genre, de toute espèce!
Vive, vive l’industrie
De ma patrie c’est la vie!
Vive, vive cette chère santé,
Sans elle, bonheur ni félicité!
»S’adresser à l’auteur, passage de la Treille, 5, près l’église Saint-Germain-l’Auxerrois.»
Imprimerie de DUCESSOIS, quai des Augustins, 55.
Avril 1842.
Une pension de mille écus et M. Hébert.—Longchamps.—M. de Vigny.—M. Patin.—M. Royer-Collard.—Remède contre le froid aux pieds.—M. C. Bonjour, le roi Louis-Philippe, M. Rudder et M. Cayeux.—EXPOSITION DU LOUVRE: M. Hébert à propos du portrait de la reine.—Louis XVIII et un suisse d’église.—M. Vickemberg et M. Biard.—M. Meissonnier et M. Béranger.—M. Gudin.—Le lion de M. Fragonard.—M. Affre.—Monseigneur de Chartres.—M. Ollivier et une dinde truffée.—La Vierge de Bouchot.—Les ânes peints par eux-mêmes.—Question des sucres.—Un tailleur à façon.—Lorenzino de M. Al. Dumas.—Un vendeur de beau temps.—M. Listz.—Le cancan, la béquillade, la chaloupe, dansés par M. de B... au dernier bal de madame la duchesse de M...—M. Dubignac sur Napoléon, les femmes et l’amour, etc., etc.—Succès pour le commerce français, obtenu sur la plaidoirie de Me Ledru-Rollin.
AVANT-PROPOS.—On savait depuis longtemps que j’étais vendu au gouvernement.—Quelques carrés de papier m’appelaient, par euphémisme, ami du château;—mais dans plusieurs estaminets ou disait nettement la chose. Cependant on n’était pas d’accord sur certains détails. Quelques personnes portaient la somme dont on m’avait acheté à une importance qui pouvait devenir une dangereuse amorce pour les désintéressements les plus inabordables.
Mais l’autre jour, comme j’arrivais à Paris pour voir l’exposition de peinture,—une des premières choses que m’a dites un des premiers hommes que j’ai rencontrés a été qu’on sait maintenant à quoi s’en tenir: «M. Cavé est venu me trouver au bord de la mer, où je péchais des soles et des barbues, et là nous avons fixé le prix à trois mille francs de pension annuelle.»
D’autre part, je reçois une lettre signée Pauline, où on me dit de prendre garde à moi,—parce que M. Hébert surveille attentivement les Guêpes, dont quelques aiguillons lui ont percé l’épiderme.—Est-ce que M. Hébert serait chargé de me reprendre, sous forme d’amende périodique, les trois mille francs de pension dont je vous parlais tout à l’heure?—Tout cela m’inquiète fort, et ne me laisse prendre la plume qu’avec une extrême timidité.
En effet, on comprendra facilement mon embarras:—je voudrais bien dire des choses extrêmement hardies,—pour démentir le bruit de la pension;—mais j’ai peur que M. Hébert ne profite de la circonstance pour me faire un procès.—Heureusement que j’ai à parler du Salon et de l’exposition de peinture: il n’y a là rien de politique, et je pourrai naviguer entre les deux écueils que je redoute.